Entreprises : comment se protéger des risques liés à l’export ?

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Nombreuses sont les entreprises qui nourrissent la volonté de se lancer dans l’export. D’apparence simple et facile, cette démarche d’internationalisation renferme un grand nombre de risques. Le défi qui se présente à eux se résume alors à : parvenir à se prémunir de ces aléas pour la réussite de leurs projets d’exportation. Anticiper de tels risques nécessite d’avoir une bonne stratégie.

Procéder à une évaluation des risques liés au commerce extérieur

Qu’il s’agisse de jeunes entreprises ou non, le développement à l’international exige une bonne capacité d’anticipation. En effet, l’extension d’une activité entrepreneuriale à l’étranger implique beaucoup plus qu’une simple prospection commerciale. Elle amène les entreprises à se confronter à des risques de diverses natures (économiques, juridiques, politiques, réglementaires…). De tous ces aléas, le risque du non-paiement est sans aucun doute l’un des premiers auxquels les entreprises exportatrices doivent faire face. Étant donné le caractère vital des ressources financières pour une entreprise, avant de penser à développer l’exportation, ce risque doit être parfaitement analysé et des mesures préventives doivent être prises.

En dehors de cet aléa, les erreurs dans les formalités administratives et douanières constituent des risques à prendre au sérieux. La présence d’une ou de plusieurs erreurs lors de la déclaration de douane peuvent avoir des conséquences regrettables pour une entreprise. Elles peuvent donner lieu à des amendes et des sanctions assez importantes. Les entreprises qui se lancent dans l’export doivent également faire face à des aléas liés aux marchés étrangers tels que les changements d’habitudes de paiement et la non-proximité du marché. Elles doivent également se confronter à la corruption, à l’augmentation des taxes et des droits de douane.

Gérer les risques de non-paiement

Avant de vous lancer dans le commerce international, il est important de recueillir le plus d’information possible sur le pays dans lequel résident votre ou vos clients. Des éléments comme le modèle économique du pays et ses chiffres dans votre secteur d’activité peuvent vous aider. N’hésitez pas aussi à récolter des renseignements relatifs entre autres aux risques de conflits, aux risques politiques, aux juridictions. À cet effet, ces différentes informations peuvent vous être utiles pour évaluer le niveau de difficulté qui peut surgir dès lors qu’il est question de contraindre un partenaire de business à vous payer. Il n’est pas toujours facile aux entreprises françaises de vite obtenir gain de cause en cas de procédure judiciaire (pourtant nécessaire pour obliger un partenaire à rembourser). Il faut tenir compte du fait que tous les pays ne sont pas la même politique pour les procédures du genre. Certains préfèrent accorder plus d’avantages aux entreprises locales, alors que d’autres ont des procédures d’une très grande lenteur.

Pour éviter ce genre de situation, optez pour la prudence et vérifiez l’identité de votre partenaire commercial. Cela vous permet d’être sûr que vous entretenez une relation client avec la bonne entreprise. Hormis son identité, il est également judicieux de jeter un coup d’œil à sa solidité et à sa santé financière. Grâce aux sociétés d’informations financières, vous pouvez aisément obtenir une ou plusieurs évaluations de l’entreprise avec laquelle vous vous apprêtez à traiter. Ces évaluations vont vous permettre d’acquérir des paramètres comme le score de défaillance et l’indicateur de risque. En fonction de ces derniers, vous pouvez par la suite choisir des solutions de paiement adaptées. Il faut préciser qu’en matière d’options disponibles pour limiter les risques d’impayés et les problèmes de financement, vous avez :

  • La souscription à une assurance à l’exportation ;
  • Le recours aux pouvoirs publics ainsi qu’aux associations patronales ;
  • La vente de devises à terme pour faire face aux aléas liés au taux de change ;
  • La demande stipulant que la totalité ou une partie du règlement soit faite dans votre propre devise.

Anticiper les erreurs lors de l’exécution des formalités

Il est important de souligner qu’il peut être question d’exportation définitive ou temporaire. Quoi qu’il en soit, une erreur est loin d’être une bonne nouvelle pendant l’exécution des formalités douanières. Lorsqu’il est question d’exportations définitives, vous avez la possibilité de recourir à une structure spécialisée en la matière. Il peut s’agir d’un commissionnaire de transport ou d’un transitaire. Lorsqu’on fait appel à un transitaire, celui-ci se charge de la bonne exécution des différentes formalités liées au commerce extérieur. D’un autre côté, sachez que certaines entreprises préfèrent se tourner vers des commissionnaires de transport puisque dans la plupart des cas, ceux-ci sont également commissionnaires aux douanes.

Après analyse si votre choix se porte sur un transitaire, n’oubliez pas de définir clairement les termes du contrat qui vous lie. Pensez aussi à privilégier un transitaire qui possède des contacts dans le pays de votre partenaire commercial. Cela peut se révéler très pratique pour résoudre d’éventuels litiges douaniers à l’étranger dans votre démarche d’internationalisationPour une exportation temporaire (par exemple pour une exposition), vous devez vous munir d’un carnet ATA. Il s’agit d’un passeport pour les marchandises concernées. Pensez aussi à souscrire à une assurance pour les marchandises.

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