Ponction lombaire : qu’est-ce que c’est ?

Le cerveau et la moelle épinière sont entourés d’un manteau de liquide protecteur, le liquide céphalorachidien (LCR). En neuromédecine, il est utilisé comme indicateur de foyers inflammatoires potentiels dans le système nerveux central. Les maladies malignes, mais aussi les infections bactériennes ou virales, qui peuvent être le déclencheur d’une encéphalite, d’une méningite ou de la maladie de Lyme, sont détectées de cette manière.

Au moyen d’une ponction ciblée dans la région inférieure des vertèbres lombaires, on extrait du liquide nerveux du patient afin de pouvoir, après un examen plus approfondi, tirer des conclusions sur les modifications pathologiques du système nerveux central.

Réalisation d’une ponction lombaire

Lors d’une ponction lombaire, le liquide céphalo-rachidien est généralement prélevé alors que le patient est assis ou couché sur le côté. Le médecin insère une canule de ponction entre les 3e/4e ou 4e/5e vertèbres lombaires dans le sac dural du canal rachidien inférieur. Le liquide nerveux est obtenu par goutte-à-goutte lent à travers une canule. Contrairement à ce que l’on pense souvent, l’aiguille n’entre pas en contact avec la moelle épinière, car celle-ci ne s’étend que dans la région supérieure de la colonne lombaire. La moelle épinière ne peut donc pas être endommagée lors d’une ponction lombaire.

Quelques millilitres de liquide nerveux suffisent pour effectuer un examen pathologique à la recherche d’éventuelles modifications pathologiques du système nerveux central. La mise en place de l’aiguille de ponction lors d’une ponction lombaire se fait autant que possible sans douleur. En outre, le prétraitement est effectué à l’aide d’une aiguille atraumatique (épargnant les tissus) afin de minimiser la douleur éventuelle pendant la procédure proprement dite. Dans certains cas, le site de ponction est anesthésié avec un anesthésique local avant la procédure.

L’analyse du fluide nerveux

Après la ponction, les premiers résultats peuvent déjà être observés à partir de la coloration du LCR collecté. Une ponction non voilée indique un liquide nerveux normal et sain. En revanche, les écarts colorés indiquent une augmentation du nombre d’érythrocytes ou de leucocytes et un foyer associé d’inflammation ou de saignement dans le système nerveux.

En outre, il est possible d’obtenir des informations sur la teneur en cellules, en immunoglobine, en glucose et en protéines du liquide céphalo-rachidien, qui sont déterminantes pour la suite du traitement. Si le patient est traité en position latérale, une mesure de la pression du LCR peut également être effectuée.

Le prélèvement de LCR est principalement utilisé pour confirmer le diagnostic d’une sclérose en plaques (SEP) présumée. En cas de maladie, il y a une libération accrue de l’anticorps immunoglobine G. Cela rend les plaques inflammatoires visibles. Alors qu’autrefois une nouvelle ponction était effectuée après chaque poussée de SEP afin de suivre l’évolution de la maladie, aujourd’hui la ponction lombaire n’est réalisée que pour établir le tableau clinique.

Risques et effets secondaires de la ponction lombaire

La procédure avec l’aiguille creuse provoque des dommages ponctuels entre la zone des vertèbres lombaires, ce qui entraîne une dépression du liquide céphalo-rachidien dans le canal rachidien. Cela peut provoquer des effets secondaires tels que des maux de tête, des vomissements et des nausées. Ces effets secondaires sont également connus sous le nom de syndrome post-puncture et disparaissent généralement quelque temps après l’intervention. Seuls les maux de tête peuvent mettre quelques semaines à disparaître.

En général, un surpoids considérable est considéré comme un obstacle à la réalisation d’une ponction lombaire. Il est également déconseillé aux patients souffrant d’un trouble de la coagulation sanguine de subir une ablation du liquide céphalo-rachidien, car ils présentent un risque particulièrement élevé de formation d’hématomes rachidiens. Le prélèvement de liquide nerveux ne peut pas être effectué chez les personnes ayant une pression intracrânienne élevée.

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